Mardi 12 août 2008
Oula... Ca f'sait longtemps... De retour. Pas de vacances lointaines, non, non. De retour de mes explorations en moi - mais mon "moi", ses dérives, ses joies et ses peines, ce n'est pas l'objet de ce blog, y'en a un autre (ici) pour ça.

Non. De retour, j'ai envie de papoter du Proche-Orient, suite à une séquence vidéo que j'ai vue pendant cette période. "Oulala, que vous allez m'dire, le Proche Orient ? Mais c'est pas l'actu, Lulu. Là pour l'instant c'est la baston entre russes et géorgiens dont il faut qu'on cause sévère..."

Peut-être. Mais pas maintenant. Une autre fois, tiens à l'occasion d'un article sur l'Homme blanc occidental (vous, moi, nous) qui brâme devant un Monde qui lui échappe de plus en plus alors qu'il pensait que l'Histoire était finie depuis 1989. Une autre fois. Pas maintenant.

Car ce qui me hante, c'est ça, là, en-dessous....




Voila. Que dire ? Un officer (lieutenant-colonel ?) présente, du bout des doigts, un manifestant palestinient menotté dans le dos et les yeux bandés, devant un soldat qui s'éloigne pour se mettre en position. Le soldat vise, puis échange rapidement avec l'officier (il doit lui demander s'il peut y aller, à moins qu'il ne le prévienne qu'il va tirer...), revise, et tire une balle en caoutchouc (ouf...) sur la jambe du manifestant.

Voila. Alors on dira - et Tsahal le dit - qu'il manque des scènes, que l'on ne sait pas ce que ce manifestant a fait, etc. Sans doute. Certainement même. Enfin, ce que l'on sait c'est qu'il manifestait contre ce Mur de la Honte, pseudo-sécuritaire, par lequel Israël annexe de facto des territoires palestiniens,  ce Mur condamné par la justice internationale.... A-t-il fait un scandale ? Sans doute ? A-t-il jeté des pierres ? Certainement. Et alors ?

Car ce qui est clair, c'est qu'un civil menotté, de toute évidence passif à cet instant T, c'est à dire n'opposant aucune résistance, se fait tirer dessus de sang-froid par un soldat aux ordres d'un officer , devant d'autres soldats et policiers. Car ce n'est PAS une bavure, hein ? Ce n'est pas un trouffion qui perdrait les pédales et se mettrait d'un coup à tirer dans tous les sens, façon Baruch Goldstein à Hébron il y a 15 ans. NON ! L'officier lui présente le bonhomme, il vise,  il discute, il revise, il tire, et personne ne lui saute dessus pour le maîtriser. Il agit sur ordre, ou en tous les cas avec l'aval d'un officer.

Alors je me fous de ce que peut en dire Tsahal quand à ce que ce palestinien et ses compagnons faisaient... Car il est clair qu'eux ne tiraient certainement pas sur les soldats car ceux-ci auraient alors eu leurs fusils chargés à balles réelles... Et l'on se serait dépéché de nous montrer l'arme de ce palestinien.

Ces images me font vomir. Comme cette guerre insupportable qui dure depuis 60 ans ... Elle est dans ma vie depuis mon adolescence, à la fois symbole de mon "tropisme pro-isrélien" (selon mes relations gauchistes) et de mon enfance arabe. J'en ai marre de ce conflit plein de mauvaise foi, où les arguments de sécurité masquent mal la simple volonté d'agrandir un territoire au détriment d'un autre peuple, en s'abritant tantôt derrière la bienveillante culpabilité d'un Occident traumatisé par la Shoah, tantôt sous l'étendard de la "Guerre contre le terrorisme" de Bush, cette wild card donnée à qui veut tirer un arabe mécontent de son sort...

Il y a des bombes en Israël  me direz-vous. Aaahhhh... Ben oui, il y en a, comme il y en eut d'origine juive du temps du Mandat britanique sur la Palestine, parce qu'il y a un peuple dont le territoire est occupé et les droits niés. Non ?

Non, ce serait trop simple...

Bonne journée... quand même.

par Nick publié dans : Et le Monde, dans tout ça ? communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 16 juin 2008

Les irlandais - pas leurs autorités, pas leurs élus, mais le peuple - ont donc dit non au Traité de Lisbonne, cette mouture technique du défunt projet de Constitution européenne.

Faut-il en être satisfait ? Je n'en sais rien: il y a dans le "non" tant de positions différentes, entre ceux qui sont attirés par un repli nationaliste, ceux qui ne veulent pas bouger, ou ceux, comme moi, qui veulent une autre Europe.
Non en fait, je n'en suis pas satisfait, bien que "noniste" en 2005: si l'on veut une Union Européenne démocratique, PAR et POUR les peuples, véritable espace démocratique dans lequel toutes les options politiques ont droit de cité et peuvent être mises en oeuvre, on ne peut pas plus être satisfait de ce "non" que d'un "oui"... parce qu'il est craindre que ça ne change rien.

Car c'est la même histoire qui recommence, déjà, cette abîme qui se creuse continuellement entre nos "élites à la mondialisation heureuse" et les peuples européens  - même Libé (sans July il est vrai) commence à pointer cet antagonisme, c'est dire. Cela va de la négation à la manière de mes collègues ("on continue la ratification"), au mépris pour le vote des irlandais façon Hortefeux ("1% des européens ne peut bloquer l'Europe"). Le fait que le seul peuple consulté ait rejeté cette proposition est ignoré ou mis de côté comme un simple incident non significatif. Et si on les consultait tous, pour voir ?

Oui, l'Europe continue à se faire SANS les peuples... et comme je l'indiquais dans mon ancien blog (ici et ), elle finit donc par se faire CONTRE eux. Parce qu'à force de louvoyer pour faire passer des textes, en ne les consultant pas quand on peut l'éviter, en stigmatisant ceux qui ne votent pas comme on le leur demande et en les faisant revoter jusqu'à ce qu'ils consentent enfin, que ce soit du temps de Maastricht pour les danois, Nice déjà pour les irlandais, et maintenant cette Constitution rejetée par les français et les néerlandais et réintroduite sous une autre forme "simplifiée", on en vient à accroitre la suspiscion des peuples quant à ce qu'on leur propose. Car enfin, les 3 dernière consultations populaires ont été négatives... Va-t-on continuer à faire comme si de rien n'était ?

Je suis pro-européen, et férocement même. Et pas uniquement parce qu'elle représente la moitié de ma vie d'enfant et de ma vie d'adulte. Sauf en matière de rugby (j'vous laisse le foot.. 1-4 ? Waow !!! Uhuhuhuh :op ) et de fromage (quand on a bon goût...), je choisis l'Europe contre la France. Indiscutablement.

Mais pas cette Europe de "ceux qui savent mieux que les autres ce qui est bon pour eux".

Pas cette Europe qui fait disparaître des compétences politiques car elle ne les transfère pas - il n'y a pas de pouvoir économique et fiscal démocratique européen, mais il y a une impossibilité légale ou de fait pour les Etats d'exercer ces compétences du fait du marché unique.

Pas cette Europe qui mesure son efficacité et sa vitalité à sa capacité à se développer plus, à intégrer plus, à démembrer plus, et non à ses résultats. Voyons nous du progrès social ? Y'a-t-il d'ailleurs progrès social lorsque l'on fixe le temps de travail à un maxima de 65 heures/semaine ? Qui ne voit pas l'assymétrie de croissance entre capitalet travail en Europe ?

Pas cette Europe qui interdit légalement toute politique autre que celle d'un centre-droit extrêmement modéré.

Pas cette Europe qui par ses récents élargissements est devenue un supplétif mécanique des Etats-Unis sur la scène internationale - la position européenne sur le conflit israélo-palestien et le Hamas, d'une bêtise crasse, en étant l'expression la plus parfaite.

Si l'adoption de la Constitution ou du mini-traité eut sans conteste amélioré le fonctionnement institutionnel de l'Union, ces deux textes - enfin un seul puisque c'est le même sous une forme différente, n'en déplaise à Sarko - ne sont pas nécessaire pour que l'Europe fasse bien ce qu'elle est supposée faire endéans les moyens qui sont les siens.

Alors, que faire ?

A Bruxelles ? Que l'Europe prenne le temps du travail et du débat, pour prouver l'efficacité des ses politiques, sa seule raison d'être - car on ne construit pas l'Europe pour l'Europe.

A Paris ? Que l'on cesse tout à la fois de la parer de toutes les vertus - Bayrou lors du référendum de 2005 "inventant" sur France Inter que la Constitution garantissait les 35 heures..., ou de tous les pêchés - le renvoi des routiers et marins-pêcheurs sur Bruxelles et sa TVA plutôt que de baisser la TIPP, déficits obligent (ici)...

Que l'on parle d'Europe vraiment et simplement
, sans avoir peur de dire ses défauts pour mieux mettre en exergue ses (plus nombreux)  avantages. Que l'on débatte de son utilité, de ses principes, de ses objectifs. Que l'on consulte les citoyens européen sur ça. Après tout, dans nos pays, en tous les cas en France, une Assemblée consituante chargée de rédiger un projet de constitution est une Assemblée élue, à l'issue d'une élection sur laquelle l'on débat d'orientations. N'est-ce pas celà, ce débat en amont, qui a cruellement manqué ?

Simplement. Car ce n'est pas aux peuple de reconquérir la confiance de leurs élites... C'est le contraire.

A la prochaine !

par Nick publié dans : L'Europe, l'Europe, l'Europe
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Vendredi 13 juin 2008

(c) Danielle Griepp - "NY under water"

Parce qu'il est des mots plus forts que les images - et ça tombe bien: j'ai le "verbe flémard" depuis quelques jours.

Et parce qu'il y a aux Etats Unis des gens qui ne sont pas dupes, malgré nos préjugés d'européens (moi le premier... tsssss). La preuve en image.

A la prochaine !

par Nick publié dans : Et le Monde, dans tout ça ?
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Jeudi 5 juin 2008

Je ne résiste au plaisir de "copier/coller" le point de vue de Zaïki Laïdi (Sc. Po) publié dans Libé de ce jour. Rien que le titre me plait déjà... parce que je pense la même chose et pour les mêmes raisons.

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KARL MARX ETAIT UN LIBERAL

Le libéralisme ne se résume ni en une phrase ni en un corpus canonique et homogène. Mais le point de ralliement du libéralisme c’est l’aspiration forte à l’émancipation de l’individu face aux tutelles de la famille, de l’Eglise ou de l’Etat. Or, selon l’époque et les situations, le sens donné à cette émancipation a changé, d’où les inévitables confusions ou anachronismes. Marx, comme le rappelle Pierre Manent, était libéral car il voyait dans la lutte des classes le moteur de l’autonomie du social face à un Etat au service des classes possédantes. Même la propriété publique des moyens de production a longtemps été combattue à gauche, de crainte de compromettre la classe ouvrière avec l’Etat bourgeois. L’identification absolue et théologique de la gauche à l’Etat a atteint son paroxysme en France dans les années 90, quand la défense de l’Etat s’est identifiée à la défense des statuts des fonctionnaires de l’Etat. D’où la conversion de la gauche radicale à la défense inconditionnelle de l’Etat et l’abandon de la thématique de l’Etat bourgeois. L’Etat devient alors le rempart contre le marché.

Ceci étant, la synthèse entre socialisme et libéralisme a été historiquement très limitée car elle a buté sur l’articulation entre libéralisme culturel d’une part, et libéralisme économique de l’autre. Il y a bien sûr eu ici ou là des tentatives de synthèse idéologique, mais elles sont restées toujours modestes. Avec le libéralisme culturel, la gauche a entretenu une relation assez forte, surtout après Mai 68. C’est au travers de l’émancipation culturelle des individus face aux codes moraux de l’autorité familiale et religieuse que la gauche non communiste des années 70 s’est développée. C’est aussi à gauche qu’est née la revendication pour la parité homme-femme ou la lutte contre les discriminations sexuelles. Mais à mesure que la gauche se montrait culturellement libérale, elle se construisait une identité antilibérale sur le plan économique, le néolibéralisme étant alors assimilé à la dérégulation et à la marchandisation. Le problème est que cette dichotomie entre libéralisme culturel et libéralisme économique devient de plus en plus difficile à maintenir, car l’appropriation collective des moyens de production n’est plus au cœur du projet de la gauche. De surcroît, les logiques d’individualisation des préférences et des choix coïncident aussi avec l’avènement d’une réalité socio-économique où l’individualisation des tâches et des métiers, ainsi que la flexibilité du travail, deviennent prépondérantes. C’est cette fluidité entre libéralisme économique et libéralisme culturel qui contraint la gauche à repenser son rapport au libéralisme. Or, c’est cette nouvelle donne que la gauche ne sait plus gérer. De ce point de vue, le fait que le maire de Paris se fasse l’avocat d’une synthèse politique entre socialisme et libéralisme n’est pas un hasard. Il mesure que les demandes sociales sont complexes, multiples et individualisées. Et que, face à cela, le socialisme à la Robin des Bois véhiculé par la LCR est inopérant, même si la redistribution jouera un rôle essentiel et continuera à diviser la droite et la gauche. A partir de là, quels sont les axes autour desquels la gauche peut continuer à être prioritairement au service des plus vulnérables et non pas apparaître comme le premier syndicat des fonctionnaires ?

Etre libéral et seulement libéral, c’est créer des parcours sans se soucier des conditions concrètes de réalisation de ces parcours. Etre social et libéral, c’est accompagner les parcours de garanties crédibles. Remplacer le parcours par le statut, ce n’est pas seulement remplacer un mot par un autre, troquer de la garantie contre de la précarité. C’est prendre en compte la diversité des individus, la diversité des tâches, leur constante évolution. Or, si le système étatique est en crise profonde de confiance et de légitimité, c’est précisément parce que la garantie statutaire ne suffit plus aux individus. Ceci d’autant plus que l’Etat est probablement un des plus mauvais gestionnaires de ressources humaines. La deuxième convergence entre socialisme et libéralisme passe par l’abandon de la dichotomie dépassée entre l’Etat et le marché. Voir dans l’Etat le représentant du seul bien public et dans le marché son ennemi ne correspond plus à la réalité du monde. L’Etat peut défendre des intérêts catégoriels contraires au bien public. De la même manière que le marché peut créer du bien public dès lors qu’il est encadré par des règles strictes. Le succès spectaculaire du Vélib illustre bien le mariage entre un quasi-bien public - le vélo - et un acteur privé. Or, pour dépasser cette contradiction, il faut à tout prix que la gauche s’approprie la logique de la concurrence et de la compétition qui sont des instruments puissants de lutte contre les rentes. Les lois Royer, Galland et Raffarin ont cherché à protéger le petit commerce contre les grandes surfaces. La réalité est qu’elles ont renforcé la cartellisation sans précédent de la grande distribution, faisant de la France un des pays d’Europe où les baisses sont très rarement répercutées. Qui peut donc nier que plus de concurrence réduira les prix en ouvrant davantage le marché ? Etre favorable au marché, ce n’est pas troquer plus d’efficacité contre plus de justice sociale. C’est, au contraire, éviter la construction de rentes de situation qui profitent à ceux qui sont en place au détriment de ceux qui cherchent à y entrer. C’est pourquoi, partout où les individus se trouvent dans des conditions de départ à peu près identiques, les valeurs de compétition et de concurrence doivent devenir des valeurs de gauche.

Dès que l’on sort des caricatures et des simplifications, il existe d’indéniables possibilités de synthèse entre la gauche et le libéralisme, tout en sachant qu’elle ne sera jamais facile. Mais en définitive, le problème n’est peut-être pas là. Il est entre une synthèse pensée et revendiquée, et une autre qui serait pratiquée dans la clandestinité sans être jamais assumée.

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Comme j'avais pu l'indiquer dans un commentaire laissé sur le blog de Marc Vasseur, qui avait alimenté ce débat, il y a aussi une gauche libertaire, qui n'aime pas l'Etat, ou à tout le moins qui ne le considère que dans un sens utilitariste, lui préférant l'ingénièrerie sociale.

L'important, ce ne sont pas les mots: c'est ce qu'ils recouvrent.

A la prochaine !

par Nick publié dans : A la recherche de la gauche perdue
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Lundi 2 juin 2008
Alors la nouvelle AFP du jour, façon Frédéric Lefbvre, ça devrait être quoi ?

"N'écoutant que son courage, SarkoLéon est allé à Bruxelles demander à l'Europe, le machin, là-bas, d'accepter une baisse de la TVA sur les carburants, pour permettre aux pauvres prolétaires français, mais aussi à nos braves routiers et nos gais marins-pêcheurs de continuer à travailler plus pour gagner plus. Las, les technocrates bruxellois ont refusé... Français, françaises, sachez que not' Président a fait tout ce qui était en son pouvoir ! Gloire à lui !"

Je rêve ? Un peu. Il oserait pas aller jusque là, le nouveau Goebbels de l'UMP. Mais bon, on n'en est pas loin. Mais la vérité c'est quoi ? Vous la voulez ? Je vous la livre: Sarko est... CONTENT que la TVA sur les carburants ne baisse pas.

Quoi ? Comment ? Mais non... MAIS SI ! Je vous explique, pas besoin d'avoir fait math-sup/math-spé pour piger la manoeuvre. On est prêt ? Let's go.

Acte 1- Le pétrole augmente. Même si la vigueur de l'Euro amoindrit la hausse, l'essence et autres carburants augmentent à la pompe.

Acte 2- Si l'essence augmente, les recettes fiscales perçues par l'Etat augmentent aussi.
Pas la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers): elle est fixe selon le volume vendu, quel que soit le prix de base du carburant.
Mais la TVA oui, puisqu'elle est un pourcentage du dit prix de base. Si celui-ci augmente, le produit de la TVA augmente tout autant, parce que TVA x 100 est inférieur à TVA x 110, 120, 150, etc... Simple.

Acte 3- Les français râlent devant l'augmentation. Aie !! Que faire, aurait dit Lénine ? Agir sur les cours du pétrole ? Soyons sérieux... Solution: baissons les prélèvements fiscaux de manière concomittante à la hausse du prix du produit de base, pour amoindrir son impact, ou à tout le moins s'assurer que les recettes fiscales n'augmentent pas, elles. Un système de vase communiquants.

Acte 4 - Oui, mais bon, baisser les recettes fiscales, c'est augmenter les déficits publics... et comme la situation n'est guère brillante - la France est l'un des mauvais élèves de la classe "Europe" - vu les 15 milliards de cadeaux faits essentiellement (allez, à 90%) aux plus riches, on ne peut pas. C'est même bien que l'Etat gagne PLUS en fait... Que faire, donc, pour ne pas baisser les recettes fiscales tout en faisant croire que c'est impossible ?

Acte 5- Fastoche: faire porter le chapeau à Bruxelles. Ah, Bruxelles, l'Europe... Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer, hein ?
     Scène 1 - Baisser la TIPP pour compenser tant la hausse du produit de base que celle mécanique de la TVA ? Ce serait faisable, une bête règle de 3 de niveau BEPC, avec une TIPP flotante de type de celle mise en oeuvre sous Jospin et annulée.... par le gouvernement Raffarin dès 2002 (une des premières mesures prises, parce qu'il fallait déjà à l'époque couvrir des cadeaux fiscaux). Alors on lance la meute des représentants de l'UMP - Kociuscko Morizet hier sur la 5, Copé ce matin à France Inter, qui nous expliquent que ce n'est PAS possible tout en étant incapables d'expliquer pourquoi...
     Scène 2 - Non, chers concitoyens, la seule solution c'est la TVA... mais ça dépend de Bruxelles, hein, pas du gouvernement, ok ? On va demander à Bruxelles. Accompagnons not' Président de nos prières !

Acte 6- Bruxelles refuse, bien entendu... parce que les autres Etats membres n'ont pas envie de mettre en péril leurs propres recettes pour faire plaisir à la France qui gère mal ses finances. Bouh, vilains européens, na !
Mais en attendant, les français vont continuer à payer et les recettes vont rentrer ! Bien jouééééééééééééééé ! Et vivent les larmes de crocodile de l'UMP ! 

Moralité: la politique, c'est aussi l'art de prendre les gens pour des idiots. On est gâté en France ! Très...

A la prochaine.

PS: par ailleurs, ça confirme quand même le ridicule d'une harmonisation de la TVA au niveau européen SANS harmonisation de la fiscalité patrimoniale et des politiques sociales (et leurs coûts). Mais ceci n'explique pas que les prix augmentent à la pompe: nous, les zeurocrates, on n'y est pour RIEN ! Pas d'bol pour VOUS !
par Nick publié dans : Politiquement français
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Lundi 2 juin 2008
Bon, moi j'viens d'... Un mélange d'états d'âme et de de politique... On va séparer tout ça, quand même, parce que ça fait pas sérieux...

Ici, au royaume des blogueurs politiques - dont le Maître de Libé Marc Vasseur - ce sera donc la "politique", vue de Bruxelles, capitale de l'Europe.

La politique française entre sarkoniaiseries et sarkopitudes, mais sans oublier la "gauche" qui ne sait plus ce qu'elle est. Tiens, d'ailleurs, vous l'savez, vous ? Ou z'êtes comme moi, Diogène cherchant un Homme avec sa lampe, égaré aux XXI° siècle ? Vous cherchez la gauche ? A droite, au centre, en haut, en dessous... à gauche ? Mais laquelle de gauche, hein ?

La politique européenne et les citoyens qui sont tantôt in, tantôt
out... qu'ils valident le bien que l'on veut pour eux (car z'ont pas l'droit d'être contre !).

Et puis même le vaste monde, parfois, car il faut être ambitieux ne serait-ce que pour réussir... peu de chose, mais c'ets déjà mieux que rien.

Et les états d'âme ? Là où il étaient avant qu'ils resteront et se développeront - donc voir le lien plus haut si vous avez bien suivi mon tout mon propos.

Voila, voili, voilou... Bon... Ben....

A la prochaine !
par Nick publié dans : Blablabla
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